lundi 21 novembre 2011

Coeur cousu

Carole Martinez






















Difficile de résumer en quelques phrases l’époustouflante destinée de cette famille, contée par Soledad, la dernière née, à travers l’Andalousie opprimée du dix-neuvième siècle, pour se terminer en Algérie au terme d’un époustouflant périple    . Inutile également : il vaut mieux s’y plonger pour un grand bonheur de lecture. Le fil rouge, si j’ose dire , est un fil magique celui que Fraquista utilise pour coudre inlassablement tout ce qui est désuni. Elle fera de quelques mauvaises pièces de chiffon ici, une merveilleuse robe de noces, là le drapeau des rebelles. Elle reconstruira un visage détruit par la torture. Ses enfants l’accompagnent dans son exil lorsque, perdue au jeu par son mari, elle doit quitter sa maison : Pedro le rouge, Anita la muette, Clara la lumineuse, Angela, l’enfant oiseau au chant magique, Martirio aux baisers funestes. La magie est à chaque détour du chemin et les rencontres enrichiront l’histoire familiale
C’est un récit foisonnant, qui nous plonge dans le merveilleux à chaque page, suscitant de multiples émotions, du rire à l’effroi, de la joie au chagrin, de l’angoisse à l’espoir.
L’écriture est rayonnante, et le récit merveilleux est sublimé par la poésie de la langue.
Sans sombrer dans la mièvrerie : certains passages très réalistes sont à déconseiller aux âmes sensibles.
Une très belle découverte

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