samedi 17 décembre 2011

Le médecin D'Ispahan

Noah Gordon



























Ce roman historique siècle nous convie à un périple de l’Angleterre à la Perse, au début du XIè siècle. Le jeune Rob Cole se retrouve des les premières pages orphelin, recueilli par un chirurgien barbier ambulant qui l’initie à diverses activités, de la  jonglerie à la vente de remèdes miracles, en passant par le traitement de pathologies traumatiques qui relevaient à l’époque de la compétence des barbiers. Outre le fait que l’enfant a découvert fortuitement lors du décès de ses parents qu’il a un don pour percevoir l’imminence du trépas, l’apprentissage lui donne le goût de la médecine et le souhait de comprendre les maladies. C’est ainsi que nous l’accompagnerons lors de ce long voyage semé d’embuches, au cours duquel il croisera l’amour, jusqu’en Perse. Rob se serait contenté de toucher l’ourlet de ce grand médecin qu’était Avicenne (Ibn Sina). Il aura l’opportunité, moyennant une imposture religieuse, d’être choisi pour étudier à Ispahan auprès du grand maître.



De lecture facile (hormis peut-être la difficulté de la situation politique et militaire à l’origine de conflits armés en Perse, lorsqu’on est pas féru d’histoire médiévale au Moyen-Orient)
le roman est passionnant  comme chronique sociale mettant en évidence la précarité ambiante au sein de l’Angleterre médiévale,  la difficulté de survivre pour les plus démunis, la prégnance de la chasse aux sorcières (tout événement non expliqué peut être taxé de sorcellerie et couter la vie à son supposé responsable, et de nombreux phénomènes sont mystérieux étant donné les connaissances scientifiques de l’époque). 



 L’auteur retrace une période importante de l’histoire de la médecine, à travers l’évocation de cet érudit que fut Avicenne. Il est intéressant de noter également comment la religion a pu constituer un obstacle à l’évolution des connaissances, en particulier du fait de l’interdiction de disséquer les corps. Amusant aussi la constatation de l’existence de Diafoirus avant l’heure pleins de certitudes,  sceptiques vis à vis d’assertions dérangeant l’ordre établi 



J’ai toujours du mal à quitter sans regret les personnages de ces longs romans. c’est pourquoi les notes en fin de livres m’ont procuré un grand bonheur lorsque j’ai découvert que ce roman était le premier d’une trilogie qui me permettra de retrouver les descendants de Rob Cole....

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