lundi 16 janvier 2012

A Christmas Caroll

Charles Dickens

























C’est encore de saison et mon inscription récente au challenge «Je lis en anglais» m’a incité à faire ce choix
Le texte est court (je n’ose dire qu’il fait 75 pages car cela n’a plus aucune signification lorsqu’on lit sur une tablette : le jour est-il proche où l’on évaluera la longueur d’un écrit en MO?) ce qui semblait permettre une remise à niveau en douceur pour la lecture en VO. Ce n’est peut-être pas le bon choix car la plume de Dickens est sacrément alambiquée : à un tel point que, feuilletant une traduction pour m’assurer que ce que j’avais pris pour un conte de Noël n’était pas un livre de cuisine, j’ai eu les mêmes difficultés de compréhension de certains paragraphes en français!. Il faut dire que la traduction en question me semble particulièrement mauvaise, car on reconnait des tournures traduites littéralement (et que de ce fait n’ont plus aucun sens...)

Toujours est-il que l’histoire est un joli conte, qui se déroule à Londres, à l’époque de l’industrialisation. Le héros, Mr Scrooge, est un agent de changes misanthrope dont l’avarice et la cupidité transparaissent sur son aspect physique : étriqué, sec, rabougri.
Il emploie un commis, sous payé, travaillant dans une pièce mal chauffée. Le congé de Noël que celui ci sollicite afin de passer la journée avec sa famille lui est accordé de mauvaise grâce. Et lorsque le neveu de Scrooge l’invite à partager le repas de Noël, il est vertement évincé.
Scrooge rentre chez lui en ronchonnant et la première intrusion du fantastique se produit lorsque Scrooge croit reconnaitre sur son heurtoir de porte le visage de son associé, décédé depuis 7 ans. Le monde mesquin de Scrooge vole en éclats lorsque le premier des trois spectres qui viendront le hanter en cette nuit de Noël fait irruption dans sa chambre. Chacun des spectres le contraindra à assister en témoin passif à différents Noëls passés (lorsqu’il était à l’orphelinat), présents (où Scrooge fait la connaissance du fils infirme de son commis) ou futurs (il assiste à son propre enterrement, délaissée de tous)  et à lui faire prendre conscience du mal qu’il fait à lui même et aux autres en consacrant sa vie au gain.
C’est donc un conte moral qui pourrait être résumé en un aphorisme : «l’argent ne fait pas le bonheur». Les personnages sont très caricaturaux pour les vivants et hauts en couleur pour les fantômes, mais ceci est normal : nous sommes dans un conte. L’histoire a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques, dans son intégralité ou partiellement en s’inspirant de certains personnages (l’oncle Picsou serait une émanation de Scrooge). 
Lu sur Sony reader Wifi

2 commentaires:

  1. Merci pour le lien ! j'avais bien aimé l'adaptation de Disney il y a deux ans, ils avaient bien rendu l'ambiance du conte. Mais c'est vrai que Dickens en anglais, tu t'es attaquée à du lourd ! Bravo !

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  2. C'était un peu de l'inconscience je pense! Je vais chercher plus light...

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