samedi 7 janvier 2012

Le maître et Marguerite

Mikhail Boulgakov





















Une diablerie exubérante!


Lu il y a fort longtemps, j’avais juste conservé de cette première approche un souvenir positif. 

Grand bien m’a pris de prendre quelques notes en cours de lecture : la complexité de l’histoire m’aurait laissée sur la berge pour tenter d’en faire une synthèse. Nous sommes à Moscou à l’époque où le communisme compliquait grandement la gestion du quotidien des moscovites (logement, nourriture...) et où une administration tentaculaire alourdissait toute organisation. Le roman commence avec la conversation d’un poète et de son éditeur  à propos de l’existence du Christ. Pour trancher ce débat, surgit un personnage pour qui la question ne se pose pas, puisqu’il prétend avoir été présent lors de la condamnation de Jésus le Nazaréen par Pilate. S’ en suit l’internement du poète lorsqu’il prétend que le curieux personnage avait prédit la mort de l’éditeur, décapité par un tramway. C’est le début d’un déferlement de situations rocambolesques qui vont mettre Moscou à feu et à sang, et peupler l’asile psychiatrique d’un grand nombre de personnages qui ont croisés le diable (Woland) ou l’un de ses 4 acolytes (Azazello, Béhémot, Koroviev et  Hella). Parmi ces supposés malades mentaux, le Maître, un écrivain aigri dont l’oeuvre inachevée traite des dernières heures de Jésus...Sa maitresse Marguerite, après avoir pactisé avec le diable en subissant l’épreuve d’un grand bal maudit, pourra exaucer son voeu le plus cher, vivre avec son amant dans la misère. Leur empoisonnement par Azazello les conduit à suivre Woland dans la mort.

Par l’intermédiaire du roman du maitre, le lecteur suit une deuxième intrigue, qui se déroule à Jérusalem et décrit avec précision la condamnation et la crucifixion de Jésus, et les états d’âme de Pilate et de Mathieu Lévi, dont Woland se fera le confident
C’est donc trois scénarios que l’on parcourt, entremêlés, et qui convergent vers la fin du récit avec la libération de Mathieu Lévi
C’est donc un roman complexe, foisonnant, très animé. L’auteur se situe en témoin narrateur, et bouscule sans cesse le lecteur, en revendiquant occasionnellement son honnêteté de rapporteur. Les situations sont souvent hautement burlesques et ont du faire hurler de rire les lecteurs russes de l’époque (la version complète n’est parue en Union soviétique qu’en 1973). La longueur ne se ressent pas car l’action est sans cesse relancée par les nombreuses facéties de cette association de malfaiteurs sataniques.

Histoire d’amour, satire politique, conte fantastique et comédie se mêlent pour la plus grande joie du lecteur

Lecture commune des R.A.L.euses

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Lu sur Sonyreader PRS 505

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