mercredi 15 février 2012

Le chat sauvage

Jacques-René Fournier


















Partie pour un jogging matinal, Lisa Hamilton ne partagera pas le petit déjeuner traditionnel qui égaie chaque début de journée au cours des vacances  françaises de cette famille irlandaise : elle disparait sans laisser aucune trace. Voilà une bonne base pour mettre en route une enquête, d’autant que cette famille bénéficie de relations amicales en haut lieu, ce qui met la pression sur le commissaire divisionnaire Paul Dufour, chef de la SRPJ. Pourtant de nombreuses semaines passent sans élément nouveau pour éclaircir le mystère. Une fausse piste, un suspect....C’est une intuition soudaine du commissaire qui permettra de dénouer l’intrigue que bien entendu je ne révèlerai pas(ce serait aussi pervers vis à vis de futurs lecteurs que de déchirer les dernières pages!)


Tous les ingrédients sont réunis pour réussir un bon polar. L’intrigue est très clairement exposée,  les personnages méticuleusement présentés, et les lieux parfaitement décrits (avec même des photos, originalité intéressante, que l’on connaisse ou pas la région) ce qui rend la lecture aisée. 

On a cependant plus l’impression de parcourir un rapport d’enquête, très détaillé, et minutieux, avec un travail pointilleux sur la syntaxe. L’utilisation du temps présent donne aussi un ton particulier à l’ensemble : tout cela a eu pour effet de laisser à distance la lectrice que je suis : je n’ai pas eu l’impression de participer à l’enquête, toutes les cartes se trouvant dans les mains du commissaire. Pas le moindre indice pour me perdre sur une fausse piste ou de suspect trop correct pour être honnête ... Même remarque pour les dialogues qui sont rédigés dans un langage irréprochable et châtié à l’extrême ce qui les rend peu crédibles (plus personne ne parle comme cela), la seule concession faite à la grammaire est l’absence d’un «ne» dans une phrase négative lorsque le dialogue donne la parole à un enfant.
Enfin, et là je ne peux demander de l’aide qu’à l’auteur, sous peine de divulguer la fin, quelque chose m’intrigue  dans le dénouement. A moins que ce point d’interrogation ne fasse partie d’un projet de rédaction d’un futur roman? 

Merci aux Agents littéraires et aux éditions du Feuillard pour m’avoir confié la lecture de ce roman, ainsi qu’à l’auteur pour la gentille carte qui l’accompagnait


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