vendredi 20 avril 2012

iQ84

Haruki Murakami 

























Murakami nous invite à une immersion progressive dans l'univers de chacun des personnages, univers juste assez banal pour qu'ils paraissent familier et juste assez original pour leur rendre leur part d'humanité en ce qu'elle a d'imparfait. Tengo, le mathématicien romancier amateur, swinguant entre les chiffres et les lettres et obsédé par un souvenir de prime enfance, Oamamé,  saine de corps, tueuse quand cela lui apparaît  nécessaire, et victime occasionnellement de sensations de distorsion temporelle. On perçoit bien que leur destin est lié.  




Apparaît Fukaéri, une ado énigmatique, quasi auteur d’un manuscrit atypique, que Tengo accepte de remanier pour qu’il soit publiable et soumis à un prix littéraire de jeunes auteurs.

Puis Ayuma, personnage très ambigu, qui se dit policière, et se lie d’amitié avec Oamamé avec qui elle partage des nuits de sensualité avec des rencontres de hasard. 

Peu à peu, les histoires se croisent à la faveur de points communs discrètement amenés par l’auteur, qui brouille les pistes à l’envi, tout en déstabilisant ça et là le lecteur par l’irruption d’anomalies qui défient la logique.

En filigrane s’installe l’enquête autour de la secte des Précurseurs, auréolée de mystère quant à ses véritables origines et ses dirigeants. A noter à ce propos quelques répétitions concernant la secte

Impossible donc de résister à poursuivre la lecture avec le deuxième tome : les protagonistes sont bien en place, mille questions se posent : qu’est-il arriver vraiment à Fukaéri? Où sont ses parents? Que veut Ayumi? Aomamé souffre-t-elle de troubles de la personnalité? Va- t-elle retrouver son premier amour? et se promènera-t-elle avec lui au clair des lunes?

lu sur Sony reader prs T1

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