mercredi 6 juin 2012

L'homme qui épousa New York

Olivier Démoulin





























Qui est David Prain? Le célibataire à la tête d'une entreprise de restauration rapide à New-York? Le père de famille installé sur  l'île de Property, père de deux ados rebelles et  propriétaire d'une boîte de travaux publics? Quel qu'il soit son passé le rattrape le soir de ses soixante ans, âge fatidique qu'il n'a jamais cru pouvoir dépasser en référence à une supposée malédiction familiale. Rencontres furtives de sosies, cadeau mystérieusement distribué, et détectives privés atypiques, tout cela sent l'embrouille...

Arrivée au milieu du roman, le lecteur est pris dans un vertige d'hypothèses. Et se demande  vraiment comment l'auteur va s'en sortir. Bien entendu, je n'en dirai pas plus, sauf que l'on finit par sortir indemne psychiquement de ce labyrinthe.

C'est aussi un voyage à mi-chemin entre rêve et réalité dans New-York, avec une visite à thème architectural. 

À travers le destin de David Prain, la question se pose également de ce qui préside nos choix de vies, quelles balises existentielles fantasmées ou authentiques nous guident dans nos choix, et nous installent dans un parcours qui peut à terme se révéler raté.
C'est aussi une méditation sur le temps qui passe, les regrets et les remors, les affres de la vieillesse, et l'angoisse de la mort. 

Servi par une écriture limpide, avec, et c'est mon principal reproche, quelques répétitions sans doute nécessaires du fait des perspectives différentes liées aux vies parallèles, le roman se lit rapidement et facilement, le lecteur étant tenu en haleine par la résolution du mystère de l'identité du personnage principal.

Les personnages secondaires auraient peut-être mérité un peu plus de développement car la place restreinte qui leur est faite, fait que l'on est moins en empathie avec les épreuves qu'ils rencontrent













1 commentaire:

  1. Message d’un auteur à sa lectrice...

    Bonjour Chantal,

    Je tiens à vous remercier et vous féliciter pour votre critique de “L’homme qui épousa New York”.
    Elle résume bien mon livre, je trouve. En plus, vous “racontez” sans “donner les clés” de la fin du livre, tant mieux !
    Puisque vous aviez aussi lu, de moi, “Dans mon Ventre”, vous avez ainsi découvert mes 2 romans les plus “labyrinthiques”.
    Mes autres romans sont aussi “forts en intrigues” (dixit mon éditeur) mais de façons moins “labyrinthiques”, disons plus “longilignes”. Quant au style, il reste le même : simple et direct, avec beaucoup de dialogues.

    Je suis tout à fait d’accord avec les deux “reproches” que vous me faites. Mais, si c’était à refaire, je referai les “mêmes fautes” !
    - Quelques répétitions dans “L’homme qui épousa New York” me semblaient indispensables, à condition de ne pas trop en abuser : pour “semer” le trouble chez mon lecteur, dans le style “mais enfin, cet homme ne peut pas avoir ces deux vies en même temps, avec deux fois ces mêmes détails ou presque, comme voisins !”.
    - Je me suis longtemps interrogé sur les personnages secondaires de ce roman. Ils ont parfois, dans les premières moutures, eu plus d’importance, et peut-être qu’alors on se sentait plus en “empathie” avec eux, mais ça devenait alors un peu “plusieurs romans en un”, ça compliquait sacrément la lecture, du moins en ai-je eu l’impression. Du coup, j’ai pris le parti de “couper sèchement” les personnages secondaires.

    En tout cas, j’ai relu plusieurs fois votre critique, car elle m’apporte beaucoup, en toute sincérité.
    Du coup, je vais maintenant avoir très envie de connaître vos critiques sur mes 4 autres romans... !
    J’ai dû vous le dire quand on s’est vu, je me “nourris” énormément des critiques de mes lecteurs. Quand c’est bien argumenté, comme vous l’avez fait, ce sont vraiment des leçons pour mes livres suivants.
    Encore merci pour votre message !
    Au plaisir de vous recroiser en dédicaces ou/et d’échanger à nouveau avec vous par mail.

    Amicalement.
    Olivier Démoulin

    Olivier Démoulin, GRRR...ART Editions : 6 romans pour 6 univers différents !

    DANS MON VENTRE (anticipation, thriller médical)

    JE HAIS LES TROUBADOURS (policier historique, Sud-Ouest de la France)

    ORAGE MATERNEL (roman noir, entre Lyon et St-Etienne)

    L’HOMME QUI EPOUSA NEW YORK (suspense et voyage à Manhattan)

    AUX BONS SOINS DE LENINE (amitiés étudiantes, voyages à Bordeaux, en Thaïlande, en Malaisie... et thriller)

    SUR LA ROUTE AVEC SPRINGSTEEN (suspense, hommage à Springsteen)

    Site éditeur GRRR...ART :
    http://grrrart-editions.fr

    RépondreSupprimer