lundi 16 juillet 2012

Abel et Kane

Jeffrey Archer










Livre de Poche
Date de parution : 4/4/2012
Editeur d'origine  : First
720 pages
EAN / ISBN: 
9782253161684




Prix : 8,60 euros










Tout commence par la naissance de deux enfants, le même jour, au début du siècle dernier. Là s’arrête la similitude : Wladek, qui n’est pas encore Abel, voit le jour sur le sol humide d’une forêt polonaise. Kane est le descendant d’une famille de banquier;  de lui, on pourrait dire qu’il est né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Comment ces deux êtres pourront-ils un jour se croiser? Pour Kane une voie royale est tracée, aidée par ces capacités intellectuelles hors norme. Pour Wladek, un extraordinaire instinct de survie, qui s’apparente à la «volonté de puissance» de Nietsche, lui permet de passer outre une série d’obstacles qui auraient fait renoncer le commun des mortels.

Leurs chemins vont donc converger, pour le pire plus que pour le meilleur. D’autant que l’un comme l’autre sont dotés d’un orgueil hypertrophié. Ajoutons à cela quelques non-dits cruciaux et l’on se retrouve au temps des Capulet et des Montaigus.

Le roman est aussi le prétexte d’une fresque économico-historique du vingtième siècle, remarquablement dépeinte et très vivante du fait du sort intriqué de nos deux héros.

Même rebelle au notions de bases de l’économie mondiale, on suit aisément les tenants et aboutissants des manoeuvres financières décrites. Le décor est planté principalement aux Etats-unis, et l’on survole la Prohibition, le McCarthysme,, de Truman à Kennedy, en passant par la seconde guerre mondiale. L’évolution des moeurs de la société américaine, et en particulier de la place de la femme, et des rôles dévolus à chacun dans les couples, est bien mise en évidence.

La construction est extrêmement habile, puisque les deux destins convergents sont évoqués à tour de rôle, et généralement la fin d’un chapitre laisse le lecteur aux abois, ce qui est particulièrement incitatif pour poursuivre la lecture. C’est ainsi que l’on vient à bout presque sans s’en rendre compte des quelque 700 pages qui composent le roman

Très bon moment de lecture


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