dimanche 27 octobre 2013

Cinq jours

Douglas Kennedy








  • Broché: 352 pages
  • Editeur : BELFOND (3 octobre 2013)
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Bernard Cohen
  • ISBN-10: 2714443990
  • ISBN-13: 978-2714443991
  • Existe en ebook











A nouveau, en cette rentrée littéraire 2013, Douglas Kennedy permet à une femme de s’exprimer au moyen de sa plume; Une quadra, classe moyenne, touchée par la crise (pas un roman américain contemporain ne la passe sous silence…). Son mari vient d’être licencié, et son seul salaire de technicienne en radiologie doit permettre de payer les traites et de subvenir aux besoins de leurs grands enfants. Ajoutons à cela le sentiment d’isolement, d’incompréhension par l’ entourage, par son mari surtout,  qui fait retentir le qualificatif d’intello comme une insulte, parce qu’elle aime lire. Alors, à l’occasion d’un séminaire à Boston, une rencontre fait vaciller l’équilibre précaire de sa vie ordinaire (c’est bien connu, dans les congrès il y a plus de cocus que de savants!)

Où est passé le Douglas Kennedy de Piège nuptial ou de L’homme qui voulait vivre sa vie, ou encore d’une Relation dangereuse? Il m’a tellement marquée par ses thrillers qui m’essoraient les surrénales en m’inondant d’adrénaline, qu’ici encore à chaque page tournée, j’avais la crainte, et le désir, de découvrir la descente aux enfers à laquelle il nous avait habitué.

Non que ce soit désagréable : on s’attache et s’identifie facilement à ces personnages crédibles, authentiques, et l’on partage leurs états d’âme. Mais il faut aller chercher ailleurs le frisson.

Alors on apprécie le roman bilan d’une Amérique, à la recherche de valeurs agonisantes, sur fond de crise économique. L’analyse psychologique est fine, pas trop moralisatrice. L’humour est au rendez-vous, en petites touches subtiles.

L’écriture est fidèle à elle-même et la traduction, se faisant oublier, est donc parfaite


Un bon moment de lecture, à condition de ne pas se tromper de registre (pour les thrillers, il vaut mieux se tourner vers Harlan Coben…)





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