lundi 23 décembre 2013

Trop de bonheur

Alice Munro











  • Broché: 315 pages
  • Editeur : Editions de l'Olivier (11 avril 2013)
  • Collection : OLIV. LIT.ET
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 287929729X
  • ISBN-13: 978-2879297293









Le prix Nobel récompense annuellement, depuis 1901, un écrivain ayant rendu de grands services à l'humanité grâce à une œuvre littéraire qui, selon le testament du chimiste suédois Alfred Nobel, « a fait la preuve d'un puissant idéal .
Il est sans doute vain d’essayer de chercher, pour un auteur donné ce qui a pu convaincre les jurés, en ne lisant qu’un seul ouvrage. Et ce n’est pas Trop de bonheur qui me livrera les clefs de ce Nobel 2013.
Chaque nouvelle est centré sur un personnage qui à travers une singularité physique ou contextuelle devient le centre d’un  récit. Peu de repères temporels, une situation géographique imprécise : est-ce cela qui les prive d’une réalité crédible ? Difficile en  tout cas de s’y attacher, d’autant que la longueur de chaque nouvelle (une trentaine de page), n’y incite guère. Les chutes ne permettent pas non plus de s’étonner et ainsi de mémoriser l’intrigue. Quant à la dernière, qui donne le titre au recueil, j’ai carrément eu du mal à la terminer : récit alourdi par des divagations oniriques de l’héroïne, qui sont autant de prétexte pour rétablir la vérité de l’histoire de cette mathématicienne, répétitions, phrases sans harmonie  : 

(« il avait eu le sentiment d'être ignoré. Lui qui n'était pas habitué à être ignoré, qu'il ne s'était probablement jamais trouvé dans un salon, ou une réception, depuis qu'il était devenu adulte, où ç’avait  été le cas. Tel n’avait pas été le cas à Paris d’ailleurs. »). 
Doit-on incriminer la traduction?


Le plaisir n’a donc pas été au rendez-vous : mauvais choix, ou encore une fois nécessité d’aborder l’ensemble d’une oeuvre, pour comprendre la nomination. Il semble d’autre part que les thèmes abordés et les engagements politiques soient plus important pour être élu, que la valeur littéraire proprement dite




"Rappelle toi toujours qu'en sortant de la pièce, un homme abandonne tout ce qui se trouve, lui a dit son amie Marie Mendelssohn. Quand une femme en sort, elle emporte avec elle tout ce qui s'est passé dans cette pièce."

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