lundi 26 mai 2014

Hymne à la précarité

Phélix de Rubber








188 pages
A5 : 14.8 x 21 cm
sur 80 g bouffant ivoire
Collection : Contemporain
ISBN : 978-2-35682-093-8
Prix : 19,69 € TTC

















La précarité est devenu un pré-requis à la vie professionnelle, depuis plusieurs décennies, et vraisemblablement pour encore quelques lustres : il faut s’y attendre et ne pas la laisser prendre les rênes de votre vie. C’est la leçon que l’on peut tirer du parcours de Phélix de Rubber, semé d’embuches qui auraient pu rapidement conduire tout autre quidam moins pugnace à la déchéance et à la rue. Même s’il est plus facile de toucher le fond pour remonter d’un puissant coup de pied, le risque est fort malgré tout de se noyer.
Tout a commencé par un parcours atypique, et quitte à ne pas rentrer dans le moule en ayant choisi de ne pas passer le Bac,  ce sauf -conduit qui ne sert à rien, mais alourdit le bât quand on l’a esquivé. De petits boulots, en pointage ANPE, en passant par des formations, l’on peut arriver à l’âge de la retraite, (c’est à dire avoir le nombre de trimestres qui, comme un sésame, ouvre les droits à un repos maigrement rétribué. Il n’est d’ailleurs pas dit que le parcours du combattant cesse à cette étape., ni que le repos soit au rendez-vous.

L’on finit ainsi par être ultra-compétent pour déjouer les chausse-trappes qui jonchent le parcours d’autodidacte non conformiste, champion de l’adaptation. Il faut cependant un moral d’acier et un instinct de survie (professionnelle) inoxydable pour ne pas baisser les bras.

Pour le non spécialiste du métier de formateur, même si les propositions de formations inondent tous les secteurs d’activités, et initient ainsi à quelques sigles, certaines explications sont un peu obscures. Mais globalement le message passe et la leçon se retient.

La précaution qu’a pris l’auteur d’insérer une note concernant les affres de l’auto-édition, qui en l’occurrence ont abouti à un texte truffé de coquilles et avec une typographie peu esthétique, est une bonne idée. Car sans explication, c’est une clause rédhibitoire de non lecture.


Merci à Phélix de Rubber de m’avoir accordé sa confiance pour me confier son « bébé » et bon courage  pour sa convalescence.

1 commentaire:

  1. Il est bien agréable d'être "critiqué"... certes, cependant la "pugnacité" évoquée en critique, est-elle le "hasard" évoqué par l'auteur ?
    Son parcours passe aussi par un diplôme niveau maîtrise... obtenu à l'âge de 30 ans, et si 23 années ont pu se dérouler professionnellement sans l'aide des services publics, (sur 43) c'est que les "petits boulots" n'étaient pas majoritaires dans cette carrière !
    Enfin, l'auteur précise qu'aujourd'hui, ce sont 3 activités sur lesquelles il développe un complément de revenus... en toute précarité car effectivement un accident de la route vient de lui rappeler que le "hasard" impose l'adaptation permanente !
    Salutations et remerciements, P. de Rubber

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