samedi 21 juin 2014

Dominium mundi Livre 1

François Baranger







  • Broché: 602 pages
  • Editeur : CRITIC EDITIONS (3 octobre 2013)
  • Collection : Science-Fiction
  • Langue : Français
  • ISBN-13: 979-1090648128
  • Existe en version numérique












2200 et des brouettes après JC, le vingt-troisième siècle sera chrétien ou ne sera pas. Après la Guerre d'une Heure, qui a ravagé la presque totalité de la planète,  la rendant inhabitable pour longtemps, deux voies de salut sont apparues : rétablir les lois de la religion chrétienne et fuir vers d'autres galaxies. Nous revoilà comme au bon vieux temps du moyen âge, entre conquêtes de territoires inconnus et évangélisation à tout crin. A ceci près que la caravelle est un  vaisseau qui franchit allègrement la vitesse de la lumière et que l'Amérique s'appelle alpha du centaure.

Ce premier tome est consacré au long voyage à bord du Saint Michel, qui abrite à son bord un million d'âmes, dont un certain nombre de soldats, dont la mission, une fois arrivés sur Akia, est de combattre les Aramides, qui ont décimé la première délégation terrienne.
Mais la traversée est longue, suffisamment pour que des soupçons naissent : les inermes, enrôlés de force complotent dans l'ombre et accréditent la rumeur d'une terrifiante créature tueuse qu'il vaut mieux ne pas croiser sur son chemin. La mission invoquée par l'Empire Chrétien Moderne serait -elle un leurre? 

Lecture non choisie au départ, pour cause de prix Biblioblog, l'épaisseur de ce pavé qui s'annonçait comme un space-opéra m'inspirait quelques craintes. Et il aura fallu quelques chapitres pour finalement m'approprier l'histoire, au point de souhaiter poursuivre avec le deuxième tome, alors que le vaisseau vient d'atteindre le but du voyage, la mystérieuse planète Akya. Le contraste du décor futuriste et de l'intrigue moyenâgeuse fonctionne et les nombreuses questions posées par les incohérences du discours et des faits au cours du voyage finissent par attiser la curiosité.

L'ambiance est très militaire et virile, il faut attendre la page 429 pour qu'une idylle naisse et cent pages de plus pour un court baiser, mais la fougue des deux tourtereaux laisse entrevoir une passion dévorante : une raison de plus pour aller plus loin dans la lecture.

Les personnages sont dignes d'intérêt, les indubitablement "bons" combattent les très méchants, et pour arbitrer leurs conflits un aréopage de notables qui ne dévoilent pas d'emblée leur véritable nature. 


Bon moment de  lecture donc, malgré des à priori négatifs, assez vite démentis.


Présentation de "Dominium Mundi livre I" de... par librairie_critic

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