dimanche 29 juin 2014

Life is so good

George Dawson








  • Poche: 324 pages
  • Editeur : Payot (30 avril 2002)
  • Collection : Petite Bibliothèque Voyageurs
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2228895962
  • ISBN-13: 978-2228895965
  • Version numérique en VO











Peu d'hommes sur la planète ont eu ce privilège de vivre sur trois siècles. Et c'est pourtant ce qui est arrivé à George Dawson, cet petit fils d'esclave né en 1898 et décédé en 2001. Dans sa simplicité et son dénuement cet homme nous livre un extraordinaire message de sagesse. Parce que "ce qui doit  arriver arrivé et que les choses sont ce qu'elles sont". L'exposé de sa vie, filtré au gré des entrevues avec le journaliste Richard Glaubman, est édifiant. Une enfance pauvre, dans une Amérique ségrégationniste, une vie de labeur dès onze ans, et pendant plus de soixante dix ans, en acceptant ce qui se présente, quelle que soit la difficulté de la tâche, pour finalement apprendre à lire à ....98 ans, un peu par hasard, parce que quelqu'un frappe à sa porte pour lui parler d'un programme d'alphabétisation pour adulte. Pourquoi avoir attendu si tard? Pas le temps, d'autres urgences, et le développement de facultés de mémorisation et de compensation de ce qui pourrait sembler un handicap majeur dans notre monde moderne. Le plus drôle est qu'il a pu le cacher à ses enfants, tout en les aidant à faire leurs devoirs, et leur avouer la supercherie des années plus tard.

George Dawson n'a pas fréquenté les salles de classe, mais a appris à l'école de la vie, faisant siens quelques principes hérités de son père, et vérifiant au fil des rencontres et des expériences variées leur bien fondé. 

Sa condition d'homme de couleur, à une époque où le terme politiquement correct d'afro-américain  n'avait pas cours, a toujours conditionné sa manière d'être, l'incitant à une perpétuelle méfiance : ne pas provoquer, rester à sa place. Mais  lorsqu'il évoque sa découverte des états où la ségrégation n'existe pas,  la révolte qui aurait pu en résulter ne voit pas le jour. Profiter de ce que l'on a : et c'est tout. Ainsi lorsque Richard lui demande s'il considère que son bol est à moitié plein ou à moitié vide, il répond qu'il contient juste ce qu'il faut. 


C'est une magistrale leçon de sagesse et d'humilité, qui prouve une fois de plus s'il en est besoin que le bonheur est sur le chemin. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire