mercredi 4 février 2015

Comment être vieux et pas con à la fois

Eliane Girard









  • Broché: 124 pages
  • Editeur : Chiflet & Cie (6 avril 2007)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2351640225
  • ISBN-13: 978-2351640227











Peu de certitudes en ce bas monde, si ce n’est qu’à partir du moment où l’on naît, on commence à vieillir, plus ou moins longtemps, plus ou moins bien, inexorablement. 
Dans une société où la jeunesse est plébiscitée, et où les PA (lire Personnes Agées sont de plus en plus nombreuses, ce petit guide des bons usages de la maturité a son utilité.

On a tous en tête des figures mythiques de seniors auxquels on voudrait ressembler, quand le moment sera venu : la Maud d’Harold, ou dans la vraie vie, Gisèle Casadessus, ou Suzanne flon, et n’oublions pas les hommes, même s’ils sont moins nombreux pour cause de longévité statistiquement moindre, mais quand même d’Ormesson inspire l’admiration et le respect.
Et puis, a contrario, c’est la pitié qui prévaut lorsque la gloire passée et avec elle la peau lisse et les lèvres pulpeuse, conduisent a des artifices qui ne leurrent personne.

Donc, le premier conseil est d’accepter de prendre de l’âge sans se lamenter, et même mettre l’accent sur les avantages que cela procure (eh oui, il y en a!).

Ensuite, c’est une leçon de savoir vieillir en société que nous propose l’auteur. 
Quoi de plus pénible que de subir les échanges d’une groupe de PA comparant ordonnances, et établissant des scores d’incapacité? (Cela dit, le même écueil peut se rencontrer avec d’autres tranches d’âge, quand les otites du petit dernier rivalisent avec un classement des mérites de telle ou telle couche-culotte!).

Statistiquement, les PA bénéficient de revenus plus confortables que leurs enfants : ici encore, la discrétion est de mise : au même rang que les concours de gouttes et cachets, les mérites respectifs des PEL et autres Codevi peuvent lasser une assistance plus jeune qui rame avec les remboursements de leurs emprunts.

On a tous râlé quand aux caisses des supermarchés, des retraités viennent grossir la file déjà conséquente aux heures de sorties de travail, alors qu’ils ont toute la journée. A leur décharge, lorsqu’on est isolé, on peut comprendre le souhait de croiser une foule disparate qui donne une illusion de vie sociale.

Le propos est donc bien de suggérer une ligne de conduite qui permet à la PA, à la fois de s’accepter et de se faire accepter par le reste des jeunes qui vous poussent vers la sortie

L’ouvrage est court, de petit format, et agrémenter de nombreux tableaux qui résument les préceptes énoncés. C’est léger, et ça se lit avec plaisir, l’humour sans sarcasme pointant en filigrane au fil des pages.


A lire à tout âge : on est toujours le vieux de quelqu’un.

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