jeudi 12 février 2015

Terminus Elicius

Karine Giébel








  • Poche: 254 pages
  • Editeur : POCKET; Édition : POCKET (21 octobre 2011)
  • Collection : Pocket
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266223720
  • ISBN-13: 978-2266223720
  • Existe en version numérique










Le secret de l’hameçonnage qui dès les premières lignes ferre le lecteur me semble tenir à la personnalité du personnage principal. Jeanne est une jeune femme fragile, mal dans sa peau, inhibée, en proie à des manies compulsives. Pour ne rien arranger, elle est amoureuse du beau capitaine du commissariat où elle travaille comme secrétaire. Une petite vie, trop étroite, trop angoissante, pour peu de plaisir, et surtout pas celui de retrouver jour après jour sa mère chez qui elle habite. 
Alors le jour où elle trouve une lettre sur la banquette du train qu’elle prend chaque jour, à son intention, sa vie bascule. Il faut dire que l’auteur n’est ni plus ni moins le serial killer qui perturbe le train-train du commissariat et fait naitre l’angoisse dans la population de Marseille.

Les meurtres se succèdent, Jeanne recueille les confidences du tueur, et au delà de l’horreur, les liens qui se tissent entre ces deux-là sont très ambigus. De toute façon, Jeanne ne peut en parler, sous peine de représailles. Ce n’est que lorsque le meurtrier la met au courant du meurtre à venir que Jeanne se décide et révèle la correspondance à qui de droit.

Quant au beau capitaine, qui semble avoir décelé le charme de la jeune fille , bien caché sous un aspect austère, l’enquête lui pose de gros problème, car la hiérarchie se lasse de l’absence de progression de l’enquête : 6 crimes, avec un mode operandi identique, l’affaire n’est pas simple. Quel est le lien entre toutes ces victimes?

On a déjà lu ou vu des intrigues de ce type sur le thème d’une vengeance différée. C’est ici la psychologie des personnages qui constitue le véritable intérêt. Le dénouement est bien amené : je n’ai rien vu venir.


2ème essai transformé pour la découverte de cette jeune auteure, dont je vais explorer exhaustivement l’oeuvre

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