vendredi 6 novembre 2015

Ça ira mieux demain

Jean Failler





  • Poche: 346 pages
  • Editeur : EDITIONS DU PALEMON; Édition : EDITIONS DU PALEMON (1 novembre 2005)
  • Collection : Les enquêtes de Mary Lester
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2907572733
  • ISBN-13: 978-2907572736
Ça ira mieux demain…C’est exactement ce que je me suis dit en arrivant enfin aux derniers  chapitres de ce polar régional.

il n’aura pas fallu beaucoup de pages pour que la moutarde me monte au nez. L’histoire est censée se passer dans le cap Sizun, la partie sud du « bec »  de la Bretagne , la terre des korrigans qui dansent la nuit sur la lande , la terre des irréductibles bretons qui ont résisté aux tentatives d’invasion nucléaire des gaulois. Alors, à moins de disposer d’un puissant télescope, installé à Penmac’h et d’être affuble d’un sérieux strabisme divergent (quid de l’utilisation d’un télescope dans ce cas???), il n’est pas possible de contempler d’un seul coup d’oeil l’estuaire du Goyen et l’île de Sein! Avec un drône peut-être, qui monte très haut! 

Ce type de littérature est destinée à combler un lectorat qui passe ses vacances sur les lieux invoqués, pour créer une ambiance familière, de se sentir un peu chez soi dans l’histoire, alors passons sur l’existence d’un chantier naval à Audierne, pourquoi pas, ou sur l’invention de lieux-dits, (Stieg Larsson ou David Lagerkrantz, quand ils situent un histoire à Stockholm, respectent jusqu’aux numéros des bâtiments, mais on n’est pas dans Millenium, loin s’en faut), mais quand même un minimum de respect de la topographie s’impose, ou alors il faut faire en sorte que l’on ne reconnaisse rien du tout. 




J’avais un a priori en commençant cette lecture, et je reviendrai sur ce qui m’a amené à m’y plonger, et forcément une grosse boulette comme ça , ça éveille le sens critique. Alors quand quelques pages plus loin je découvre l’école de commerce de Nantes intitulée Odensia (au lieu de Audencia) je ne suis plus en état de pardonner quoique ce soit.

On est dans un polar,  on a encore l’intrigue, l’enquête et les personnages pour se rattraper.  Eh bien là aussi c’est raté!
Une intrigounette light, la disparition d’une jeune fille de dix-huit ans, qui a fait le mur de l’institution religieuse où elle était pensionnaire. Pas de cadavre mutilé, pas de tortures avec des instruments moyenâgeux, pas de morts suspectes en série, (en fait pas de mort du tout). Alors  pour l’enquête, quelques interrogatoires même pas musclés, et une pincée d’intuition : emballer c’est peser.

Quant aux personnages, la jeune Mary Lester, capitaine récurrente des polars de plage, elle traine des petites casseroles, une enfance en pensionnat religieux, et d’ailleurs elle se retrouve dans le cadre de l’enquête en tête à tête avec la terrible mère sup qui l’a traumatisée naguère, et sa mère est décédée à sa naissance. Et en plus elle dit des gros mots! Pas des très gros mots. Il faut que le public soit large. Un autre des personnages, bien clichouille celui-la, ose en dire un beaucoup plus malpoli, à un tel point que le mot est masqué. Lecteurs sensibles s’abstenir , elle dit « fait pas c….r »!

Mais, me direz-vous qu’es-tu allée faire dans cette galère? C’est une lecture par injonction pour cause d’amitié sincère. Le cadeau d’une amie qui pensait me faire plaisir car l’intrigue se déroulait dans une contrée qui m’est chère…

Et vous savez le plus drôle : j’en ai un deuxième qui se passe à Douarnenez !!!!!!

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