vendredi 11 mars 2016

On va déguster

François-Régis Gaudry







  • Relié: 336 pages
  • Editeur : Marabout (25 novembre 2015)
  • Collection : Cuisine
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 250110949X
  • ISBN-13: 978-2501109499









La première impression lorsque vous recevez le paquet joliment emballé, vous laisse croire un instant que votre cadeau est un ordinateur portable : le format, le poids…Erreur, c’est beaucoup mieux : c’est le rejeton version papier de la célèbre émission culinaire dominicale de France Inter, On va déguster!
Un livre de cuisine? oui mais pas que : c’est un almanach, une encyclopédie, un inventaire, un pèle-mêle, une bible…

« Du chef oublié Edouard Nognon à l’art du poulet rôti, de la cuisine à la bière à la consommation d’insectes, de la gastronomie vénitienne à la pâtisserie yankee, notre appétit insatiable explore tous les confins la chose gastronomique » explique FrançoisRégis Gaudry en préface.

Je n’ai pas identifié la logique qui préside à la succession des rubriques, peu importe (l’index est bien présent pour guider une recherche précise), ce n’est pas un repas classique avec mise en bouche, entrée, plat fromage dessert et mignardises, mais une succession de collations, de grignotages, à picorer dans l’ordre ou dans le désordre.

Les photos sont superbes mais les dessins sont aussi extrêmement présents, souvent humoristiques et originaux.

Si l’ouvrage est fidèle à son thème, il n’en fourmille pas moins de références à d’autres arts : la littérature (Victor Hugo, Jean Giono ou Alexandre Dumas ont leur rubrique). L’équipe de rédaction ne cache pas non plus son admiration pour Audiard, mais le choix des évocations cinématographiques est aussi très éclectique  : les Tontons flingueurs côtoient Harry Potter et Le père Noël est une ordure, sans oublier L’aile ou la cuisse.
N’oublions pas les leçons de géographie ou d’histoire, et de SVT (physiologie de la digestion, bien sûr) .

L’humour est partout. J’ai particulièrement apprécié l’évocation  d’un gâteau betterave-chocolat « qui donne au résultat un goût de gâteau au chocolat bon marché qu’on aurait laissé tombé dans un parterre de fleurs »!
Drôle aussi l’échelle de la puanteur où apparaissent en bonne place la panse de brebis farcie et le Vieux Boulogne, le fromage le plus odorant du monde : « au nez : les chaussettes après un marathon ».

Tout n’est pas ragoûtant : âmes délicates évitez la page sur le mauvais goût des inventions junk food : sandwich à la poutine, nutelasagna, et autre donut burger …..

Les boissons ne sont pas laissées pour compte et on retrouve dans les rubriques qui y sont consacrées la verve poétique de Dominique Hutin qui n’a pas son pareil pour décrire un breuvage.

Parmi la  pléthore de livres consacrés à l’art culinaire, celui-ci mérite le détour, et ne vole pas sa place parmi les succès du moment, parmi les 200 meilleures ventes pendant 8 semaines.


Un souci : lui trouver une place… Grand format, lourd, il va sans doute devoir côtoyer le Ferrandi sur la table du salon, prêt à être saisi lorsqu’une petite fringale de miscellanées culinaires se manifestera.

















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