dimanche 3 juillet 2016

La lune seule le sait

Johan Heliot






  • Poche: 365 pages
  • Editeur : Folio; Édition : Éd. rev. (8 octobre 2003)
  • Collection : Folio Science Fiction
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070421902
  • ISBN-13: 978-2070421909









Pour qui  voudrait se faire une idée du style steampunk, La lune seule le sait en est un parfait exemple. 
Nous sommes à Paris en 1900. Badinguet règne en despote sur un pays mal en point. Victor Hugo, centenaire, séjourne à Guernesey, tandis que Jules Verne accoste sur la côte atlantique, bien décidé à découvrir ce qu’est devenue Louise Michel, condamnée au bagne.
 Jusque-là, pas de surprise. Mais contemplons d’un peu plus près le décor : à Paris les citoyens se déplacent sur des trottoirs roulants, Eiffel a multiplié les déclinaisons de sa tour, et Napoléon III a tout du cyborg! Quand à Louise Michel, elle ne purge pas sa peine sur la terre, mais …sur la lune.
Et ce n’est pas tout : la planète est redevable de ce bond technologique à l’alliance établie avec les Ishkiss, ces êtres éthérés qui ont fait escale la lune, dont l’exploitation est en cours : les ambitions du souverain augmenté dépassent de loin les territoires de la planète bleue! 

Prend place alors une sombre intrigue faite d’espionnage, de massacres, de lutte de pouvoir sans merci. Le combat ne fait pas fi des aptitudes extra-terrestres.

Etant donné l’originalité du décor, le propos fait appel à de nombreuses descriptions : on rêverait d’une belle réalisation cinématographique, avec une image un peu sépia, pour faire l’économie d’une construction mentale des ces machines fantastiques que sont les vaisseaux spatiaux, ou pour voir à quoi ressemble Badinguet version 2.0, et avoir une vue d’ensemble du Paris qu’on nous a redessiné, et de la face cachée de la lune!

L’intrigue elle-même se nourrit de l’aspect anticipation, mais reste cohérente.

C’est aussi malin d’avoir choisi des personnages célèbres du passé et de les laisser se débrouiller avec la nouvelle donne. Jules Verne est un personnage fort charismatique, et l’on se réjouit de son alliance avec Hugo.

La construction est fait alterner courts et longs chapitres, ce qui donne un rythme assez tonique au récit : les pages défilent vite. 


On peut détester. J’aime beaucoup. Et je me réjouis de poursuivre la lecture avec les deux tomes suivants de cette série







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