vendredi 16 décembre 2016

Crépuscule du tourment

Léonora Miano







  • Broché: 288 pages
  • Editeur : Grasset (17 août 2016)
  • Collection : Littérature Française
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2246854148
  • ISBN-13: 978-2246854142











C’est un crève-coeur de d’avouer , par honnêteté , que l’on a pas été emballé par un roman qui de toute évidence , possède des qualités irréfutables: une très belle écriture, lyrique, poétique, recherchée (trop recherchée ?: le travail transparaît parfois au décours d’une métaphore qui évite une fois de plus d’appeler les choses par leur nom), une analyse méticuleuse et plutôt originale du sort des femmes africaines contemporaines , de l’évolution culturelle de ce continent, des relations avec les nations plus septentrionales, celles des « leucodermes ». 

Tout cela est indéniable. Mais j’y vois une Afrique qui cache ses blessures, ses ecchymoses sous des vêtements du dimanche : les histoires sordides et banales d’adultère et de violence conjugales sont transfigurées par un lexique pointu et souvent abscons (et ce d’autant que j’ai découvert après avoir tourné la dernière page qu’une partie des termes utilisés était réunie dans un lexique : il eut été sage de la part de l’éditeur d’en mentionner l’existence dans les premières pages, d’autant que le dictionnaire intégré de la version numérique n’est d’aucun secours, les termes obscurs n’ont pas leur place dans un dictionnaire de base, et il est impossible de quitter sans cesse le récit, déjà compliqué, pour de telles recherches).

Le résultat est que l’on met un certain temps à savoir où l’auteur nous emmène, à comprendre qui nous fait part de ses confidences, puis de faire le lien. Pour corser le travail, les quatre narratrices ont plusieurs noms. 


C’est donc une lecture exigente, qui mérite sûrement une deuxième approche, et d’y passer du temps (encore plus de temps : plus d’une semaine pour 288 pages, ce n’est pas de la gloutonnerie!).




C'est toujours un problème avec les religions. Elles sont des pratiques sociales permettant de forger et de consolider les communautés. Elles sont ensuite des systèmes de domination. Pour quelques chanceux qui sauront les transcender elles pourront être un chemin.



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